Méréville Watercress

Ark of taste
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Cresson de Fontaine de Méréville

Watercress is a perennial vegetable – an ancient crucifer (Brassicaceae) – eaten mostly in September-October then from March to early May Watercress (Nasturtium officinale R.Br.) cultivation began in Germany in the 17th century when Nicolas Meissner made large ditches filled with running water for this purpose. It took until 1811 before it had its main debut in France – previously watercress was mainly wild, picked around Paris – first in the Nonette waters between Senlis and Chantilly, then in Saint-Firmin near Chantilly. Parallel ditches were dug in the earth way below the spring. In 1866, Parisians ate a great deal of watercress, especially in salads and soups. Watercress is picked by hand, handful by handful, and its cultivation needs very pure sources of water because it grows in semi-flooded lands. The water has to fulfil several parameters: temperature, composition, flow (1 litre per second and per 100 M2).

Every year since 1987, there is a watercress fair in Méréville (Essonne) on Easter weekend. Watercress soup (cress, onion, mixed herbs and chicken broth) was made famous around the Halles market in Paris, where in the 1820s, nearly 200,000 bunches of watercress were arriving to supply the restaurants and street sellers. A famous ditty was sung on the streets then: “I have good watercress, for health, at two cents a bunch, at two cents a bunch!” Watercress also accompanied meats, especially grilled beef, with the famous “grass-green steak”.

Between 1927 and 1991, almost all the large cress-growing areas around Paris (Ile-de-France) disappeared. There were sixty left in 1991, compared to 4,300 in the town of Gonesse alone, in 1899. This is explained by the constant diminishing of the number of growers due to low consumption, but also by the desire to improve the quality of watercress in producing in a less intensive manner.
There were 35 hectares of land growing watercress in Ile-de-France for a harvest of 200,000 bunches/hectare, or an approximative 7,000,000 bunches in the 1990s. Today, Méréville has about a dozen cress growers.

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Le cresson est une plante potagère vivace – ancienne crucifère (Brassicaceae) – qui se consomme surtout en septembre-octobre puis de mars à début mai.

La culture du cresson de fontaine (Nasturtium officinale R.Br.) débute en Allemagne au XVIIème siècle quand Nicolas Meissner crée de grands fossés remplis d’eau courante à cette intention. Il faudra attendre 1811 pour que la culture en grand débute en France – avant, le cresson de fontaine était surtout sauvage, ramassé autour de Paris – d’abord dans les eaux de la Nonette entre Senlis et Chantilly, puis à Saint-Firmin près de Chantilly. Des fosses parallèles sont alors creusées dans la terre en contrebas de la source. Le cresson se récolte à la main, poignée par poignée, et c’est une culture qui nécessite la présence de sources d’eau très pures car il pousse sur des terrains semi-inondés. L’eau doit obéir à plusieurs paramètres : température, composition et débit (1 litre par seconde et par are cultivé).

En 1866, les parisiens consommaient énormément de cresson, surtout en salade et en potage. Chaque année depuis 1987 une foire au cresson a lieu à Méréville (Essonne) le week-end de Pâques. La soupe cressonnière (cresson, oignon, bouquet garni et bouillon de volailles) est restée célèbre aux alentours du marché des Halles à Paris où dans les années 1820, près de 200 000 bottes de cresson arrivaient pour alimenter la restauration et la vente de rue. Un refrain resté célèbre résonnait alors sur le pavé : “J’ai du bon cresson de fontaine, la santé du corps, à deux sous la botte!, à deux sous la botte!”. Le cresson accompagnait aussi la viande et notamment la grillade de boeuf avec la célèbre “entrecôte vert-pré”.

Entre 1927 et 1991, quasiment toutes les grandes cressonnières de la région parisienne (Ile-de-France) ont disparu. Il en restait une soixantaine en 1991, contre 4 300 dans la seule ville de Gonesse en 1899. Cela s’explique par la diminution constante du nombre de producteurs face à la baisse de consommation, mais aussi par la volonté d’améliorer la qualité du cresson en produisant de façon moins intensive.
Dans les années 1990, on comptait 35 hectares de surfaces cultivées de cresson en Île-de-France pour un rendement de 200 000 bottes/hectare, soit une production approximative de 7 000 000 bottes. Actuellement, Méréville compte une dizaine de cressiculteurs.

Territory

StateFrance
Region

Ile de France

Production area:Essonne and Juine Valleys

Other info

Categories

Vegetables and vegetable preserves

Nominated by:Bastien Beaufort, Convivium Slow Food Paris Bastille