Gâtinais Chicken

Ark of taste
Back to the archive >

Poule Gâtinaise

As its name suggests, Gâtinais Chicken originates from the Gâtinais. This area straddles four departments: the Seine et Marne, the Loiret, the Essonne and the Yonne. This breed, selected starting in the final quarter of the 19th century, would come from the Gallic breed.
This hardy chicken is white, its eyes orange, and its beak strong and pinkish-white. It has a single comb, red ear lobes, pink feet. Its abdomen is well-developed, its back is large and long: this chicken is fairly strong and well-balanced, with hens weighing 2.5 to 3 kg, roosters 3.5 to 4 kg. The eggs are a good size, with a pinkish-white shell (around 170 eggs/year). The Gâtinais can come in dwarf size (dwarf hen: 0.8 kg, dwarf rooster 0.9 kg). It is a dual purpose hen (meat and eggs), a good brood hen and a good mother. Its meat is abundant and high quality.

The initiative to create the Gâtinais breed dates back to the Comte de Sachs, around 1870. Legend says that he selected his poultry in the Château-Landon region. At the end of the 19th century, Baron N.Gourgaud resumed the work started by the Comte de Sachs. At the Salon de l’Aviculture de Paris, it made its first appearance in 1906 as “Poulet Blanc du Gâtinais” (Gâtinais White Hen). In 1909, the Gâtinais Club Français was established; it sets the standard for the breed and structures its breeding. Since 1910, it has around a hundred members (farmers, breeders, professional breeders and amateurs).
In 1917, Louis Bréchemin wrote in Monographie de Toutes les Races de Poules (All Breeds of Hens): “The Gâtinais Chicken has no qualities inferior to those of exotic breeds, whose praises could never be sung loudly enough. Its advantage over the latter is that it is perfectly suited to our climate, it has the good qualities of our good French breed hens: hardiness, quick growth, excellent meat, abundant laying”. It enjoyed its moment of glory during the period between the wars: the association had 352 members in 1934, and over 900 in 1935.
At the end of the Second World War, France imported massive amounts of poultry from the United States. Inexpensive, battery poultry production is needed to feed the population. This led to the decline and near-disappearance of many local breeds, which were not suitable to this type of farming. In 1951, Jean Antoine wrote: “The Gâtinais chicken is in decline like most of the old traditional breeds: not precocious enough, they are not suitable for mass production”.
The breed is nearly gone. The Poultry Company Brie et Gâtinais took it under its wing in the 1980s, before the specialised club, Gâtinaise Club de France, formed in 2010.

Two breeders have been found in the Centre region: between just the two of them, they sell only a few hundred Gâtinais chickens per year.

Like many hardy breeds, Gâtinais chickens are dual-purpose (laying and meat) and have been replaced by specialised, more productive breeds. It is recognised as in danger of being lost to farming by the INRA and the Ministry of Agriculture.

Back to the archive >
La poule Gâtinaise a pour origine, comme son nom l’indique, le Gâtinais. Cette zone est à cheval sur quatre départements, la Seine et Marne, le Loiret, l'Essonne et l'Yonne. Cette race sélectionnée à partir du dernier quart du XIXème siècle serait issue de la race Gauloise.
Cette poule rustique est blanche, ses yeux orangés et son bec fort et blanc rosé. La crête est simple, les oreillons rouges, les tarses rosés. Abdomen bien développé, dos large et long : c’est une volaille assez forte et bien équilibrée pesant 2,5 à 3 kg pour les femelles, 3,5 à 4 kg pour les mâles. Les œufs sont de bonne taille, à coquille de couleur blanc-rosé (environ 170 oeufs /an). La Gâtinaise existe en naine (poule naine : 0,8 kg, coq nain 0,9kg). C’est une poule mixte (chair et œufs), bonne couveuse et bonne mère. Sa chair est abondante et de qualité.

L’initiative de la création de la race Gâtinaise revient au Comte de Sachs, vers 1870. La légende dit qu’il aurait choisi ses volailles dans la région de Château-Landon. A la fin du 19e siècle le Baron N.Gourgaud repris le travail commencé par le Comte de Sachs. Au Salon de l’Aviculture de Paris, elle fera son apparition en 1906 sous le nom de « Poulet Blanc du Gâtinais ». Le Gâtinais Club Français est créé en 1909 ; il établit le standard de la race et en structure l’élevage. Dès 1910, il compte une centaine d’adhérents (agriculteurs, sélectionneurs, éleveurs professionnels et amateurs).
Louis Bréchemin écrit en 1917 dans son ouvrage Monographie de Toutes les Races de Poules : « La Gâtinaise ne possède aucune qualité inférieure aux races exotiques pour lesquelles les clairons de la renommée ne sonneront jamais assez bruyamment. Elle a l’avantage sur ces dernières d’être parfaitement adaptée à notre climat, d’être pourvue des mérites si variés de nos bonnes poules de races françaises : rusticité, développement rapide, chair excellente, ponte abondante ». Elle connaît son heure de gloire dans l’entre deux guerres : l’association compte 352 adhérents en 1934 et plus de 900 adhérents en 1935.
A la fin de la 2nde Guerre Mondiale, la France importe massivement des volailles en provenance des Etats-Unis. La production de volailles « bon marché » est nécessaire, pour nourrir la population, l’élevage en batterie s’impose. C’est le déclin et la quasi disparition de nombreuses races locales, qui ne sont pas appropriées à ce mode d’élevage. En 1951, Jean Antoine écrivait « La Gâtinaise est en perte de vitesse comme la plupart des vieilles races traditionnelles : pas assez précoces, elles ne sont pas adaptées à des pratiques industrialisées ».
La race manque disparaître. La Société avicole Brie et Gâtinais la prend sous sa coupe dans les années 1980, avant que le club spécialisé, le Gâtinaise Club de France, se forme en 2010.

Deux éleveurs ont été identifiés en région Centre ; ils commercialisent à eux deux seulement quelques centaines de Gâtinaises par an.

Comme beaucoup de races rustiques, la Gâtinaise est mixte (ponte et chair) et a été supplantée par des races spécialisées plus productives. Elle est reconnue comme menacée d’abandon pour l’agriculture par l’INRA et le Ministère de l’Agriculture.

Other info

Categories

Breeds and animal husbandry

Nominated by:Fanny Moyse, Union pour les Ressources Génétiques du Centre Mélanie Fauconnier per il Convivium Tours-Val de Loire