Duclair Duck

Ark of taste
Back to the archive >

Canard de Duclair, “L’Avocat”

The Duclair duck is an easy animal to raise, resistant to disease and highly valued for its meat. The product of local selection, it is the origin of the famous pressed duck. It exists in two varieties: black with beetle green highlights, and blue (grey), a little less widespread.
The drake’s plumage is glossy black with green highlights, the duck is slightly more matt black. The Duclair duck stands out for its white bib which decorates its breast and has given it its nickname “lawyer”. It is a feature it shares with two other varieties. The drake’s back of the head is olive green and black in the duck. Its beak is olive green for the drake, black for the duck. This bird is average size, with a carcass weighing from 1.8 to 2.3kg (the duck weighs between 2.3 and 2.8kg and the drake between 2.8 and 3.2kg). The duck lays very light bluish-green coloured eggs. This good layer can produce up to 150 eggs a year, each about 70g. The ducklings grow rapidly and can be consumed at 12 weeks. Smaller than its cousin, the famous Rouen duck, its flesh is just as exquisite if a bit less fatty.

The Duclair duck, like the Rouen, comes from the wild duck (Anas platyrhynchos), also, wrongly, called the Indian duck, because it actually comes from Egypt. According to legend, the Duclair duck is the product of a cross between barnyard ducks and wild migrating ducks; it says that the frolicking occurred while they were seeking cover from the North winds behind the high chalk cliffs near Duclair. However, their origin is hard to date and retrace. Nonetheless, Corneille had already mentioned it in the 17th century. It was also mentioned in poultry writings at the end of the 19th century, as a variety indigenous to Normandy.
It was the origin of the celebrated Normandy dish, pressed duck, a merit disputed with its Rouen cousin. It is said this recipe was conceived after some townspeople’s misadventures on the left bank of the Seine. Basically, to bring their animals to the Duclair market every Tuesday, they were packed into cages that they filled to capacity because they had to pay entrance according to the number of cages. They were so full that some of the ducks perished. They usually left these losses to the “Hotel de la Poste” kitchens. There one could eat the famous “pressed duck like mother Denise made it”. For his part, father Denise started a commercial practice still used today in large kitchens: distribution of numbered cards. If the Duclair Hotel de la Poste is closed today, you can still see the imposing fireplace where the ducks were cooked.
The Club pour la Sauvegarde des Races Avicoles Normandes (CRSAN) (Club to save the poultry breeds of Normandy) which relaunched raising a reproducing flock, each year organises the Duclair duck festival on the 1st Sunday in October.

There were 40 breeding ducks in 2014 according to INRA. The number of females kept by amateur raisers (according to CRSAN) would be at least 75 in 25 poultry farms. They produce about 250 ducks a year.
Its very reduced complement makes this breed highly vulnerable. If the Duclair duck is hardy and resistant to disease, it has been replaced by the Rouen duck or more so by the industrial or hybrid Mulard duck strain in Vendée.

Back to the archive >
Le canard de Duclair est un animal facile d'élevage et résistant aux maladies, très apprécié pour sa chair. Fruit d'une sélection locale, il serait à l'origine du fameux canard au sang. Il en existe deux variétés : la noire aux reflets vert scarabée et la bleue (gris), un peu moins répandue.
Le plumage du mâle est noir lustré avec des reflets verts, celui de la femelle est noir légèrement plus mat. Le canard de Duclair se distingue par la bavette blanche qui orne sa poitrine et qui lui vaut le surnom « d'avocat ». C'est une caractéristique qu'il partage avec deux autres variétés. Chez le mâle, l'arrière de la tête et du cou est vert bronze et brillant, héritage du Colvert. Son bec est vert olive pour le mâle, et noir pour la femelle. Cette volaille est de taille moyenne avec une carcasse qui pèse de 1,8 à 2,3 kg (la cane pèse entre 2,3 et 2,8 kg et le canard adulte entre 2,8 et 3,2 kg). La cane pond des œufs de couleur vert très pale à bleuâtre. Cette bonne pondeuse peut produire jusqu'à 150 œufs par an, de 70 g environ. Les canetons ont une croissance rapide, on peut les consommer à 12 semaines. Plus petit que son cousin, le fameux canard de Rouen, sa chair est tout aussi exquise bien qu’un peu moins grasse.

Le canard de Duclair, comme le canard de Rouen, descend du canard sauvage (Anas platyrhynchos) que l'on appelle également le canard d'Inde, à tort puisqu'il serait plutôt originaire d'Egypte. Pour la légende, le canard de Duclair serait le fruit du croisement entre des canes de basses-cours et des canards sauvages en cours de migration ; celle-ci raconte que les ébats se déroulaient à l'abri des vents du Nord, derrière les hautes falaises de craie blanche, à côté de Duclair. Toutefois son origine est difficile à dater et à retracer. Néanmoins il est déjà cité par Corneille au XVIIè siècle. Puis on le retrouve cité dans les écrits avicoles à la fin du XIXe siècle, comme variété autochtone normande.
Il serait à l'origine de la création de la célèbre recette normande du canard au sang, mérite qu'il se dispute avec son cousin rouennais. On raconte que cette recette fut conçue suite aux mésaventures de quelques paysannes de la rive gauche de la Seine. En effet, pour transporter leurs animaux au marché de Duclair qui avait lieu chaque mardi, elles les entassaient dans des « mues » c'est-à-dire des cages, qu'elles remplissaient à outrance car on payait son entrée au marché aux nombres de cages. Les cages étaient si bien remplies que certains canards étouffaient. Elles prirent l'habitude de déposer ces pertes aux cuisines de « l'Hôtel de la Poste ». Là-bas, on pouvait déguster le fameux « canard au sang à la mère Denise ». D’autre part le père Denise aurait initié une pratique commerciale toujours effective aujourd'hui dans les grandes cuisines : la distribution de cartes numérotées. Si aujourd'hui l'Hôtel de la Poste de Duclair a fermé, on peut toujours contempler l'imposante cheminée dans laquelle étaient cuits les canards.
Le Club pour la Sauvegarde des Races Avicoles Normandes (CRSAN) qui a relancé l'élevage d'un troupeau reproducteur, organise chaque 1er dimanche d'octobre la fête du canard de Duclair.

On recense 40 femelles reproductrices en 2014 d'après l’INRA. le nombre de femelles détenues dans des élevages amateurs (à valoriser selon le CRSAN) serait d’au minimum 75, dans 25 élevages. Ils produisent environ 250 canards par an.
Son effectif extrêmement réduit rend cette race très vulnérable. Si le canard de Duclair est rustique et résistant aux maladies, il a été supplanté par le canard de Rouen ou encore par des mulards souche industrielle ou hybride en Vendée.

Territory

StateFrance
Region

Normandie

Other info

Categories

Breeds and animal husbandry

Nominated by:Convivium Terre Normande